En droit tunisien, la violence conjugale constitue une cause légitime de divorce lorsqu’elle entraîne un préjudice matériel ou moral pour l’un des époux. Le divorce pour préjudice est prévu par l’article 31 du Code du Statut Personnel tunisien, qui dispose que le tribunal peut prononcer le divorce « à la demande de l’un des époux en raison du préjudice qu’il a subi ». Les violences physiques, psychologiques, verbales ou économiques sont reconnues par la jurisprudence comme des formes de préjudice justifiant la dissolution du mariage.
L’article 31 prévoit également la réparation du dommage subi par l’époux victime, notamment sous forme de dommages matériels et moraux. Le juge apprécie les preuves produites telles que certificats médicaux, témoignages, plaintes ou procès-verbaux. La procédure de divorce ne peut avoir lieu que devant le tribunal conformément à l’article 30 du Code du Statut Personnel.

