En droit tunisien, les droits de la femme divorcée sont principalement organisés par le Code du Statut Personnel (CSP). Après le divorce, la femme peut bénéficier d’une pension alimentaire pendant la période de viduité (iddah) conformément à l’article 23 CSP, qui impose l’obligation d’entretien dans les limites fixées par la loi. Elle peut également avoir droit à une indemnité de préjudice lorsque le divorce lui cause un dommage matériel ou moral, notamment en cas de divorce abusif, selon les principes généraux du CSP relatifs à la réparation du préjudice.
En matière de logement, la femme divorcée peut obtenir un droit d’occupation du domicile ou une compensation financière, surtout lorsqu’elle exerce la garde des enfants, afin de garantir leur stabilité. La garde des enfants (hadhanah) est en principe attribuée à la mère lorsque cela sert l’intérêt supérieur de l’enfant, principe fondamental appliqué par les tribunaux tunisiens. Dans ce cas, le père reste tenu de verser la pension alimentaire des enfants et de participer aux frais d’entretien, de scolarité et de santé.
Le divorce, tel que prévu aux articles 31 et 32 du CSP, produit ses effets à partir du jugement définitif, entraînant la rupture des obligations conjugales, tout en maintenant les obligations parentales. Ainsi, le droit tunisien assure un équilibre entre la protection de la femme divorcée et la préservation des intérêts des enfants.

